Après un an d’essai, 15 à 20 % des couples cherchant à concevoir de façon naturelle n’y parviennent pas. Dès lors, face au désir d’enfant, chaque année, 30 000 couples font appel à la Procréation Médicale Assistée.

Quand le désir d’un enfant est trop fort, que faire ?

Un interrogatoire approfondi et à un examen clinique des deux membres du couple doit être réalisé pour déterminer l’origine des difficultés et les orienter vers la méthode la plus adaptée. Ils auront alors un mois minimum de réflexion avant de se décider ; délai nécessaire afin qu’ils aient pleinement connaissance des inconvénients, des échecs et des réussites d’une telle démarche.

Insémination artificielle, FIV, quelle méthode ?

Selon les difficultés, le couple est orienté vers :
La stimulation ovarienne, traitement à base d’hormones pour stimuler les ovaires et provoquer la libération d’un ovule prêt à être fécondé,
L’insémination artificielle (IA), dépôt de spermatozoïdes du conjoint (IAC) ou d’un donneur (IAD) dans l’utérus pendant la période ovulatoire,
Fécondation in vitro (FIV), les ovules et les spermatozoïdes sont prélevés pour réaliser la fécondation dans une éprouvette. Un à trois embryons sont ensuite introduits dans l’utérus.
FIV avec ICSI (Injection intra-cytoplasmique de spermatozoïde), un spermatozoïde est sélectionné et introduit directement dans l’ovule afin de forcer le processus de fécondation.

Un long parcours

Entre examens médicaux, recherche de don, mise en œuvre, échecs, l’attente peut-être longue et éprouvante avant d’obtenir des résultats. Après le bilan, la PMA débute toujours, pour la femme, par un traitement à base d’hormones.Viennent ensuite l’étape de la fécondation assistée et l’attente des résultats. En cas d’échec, les délais pour une nouvelle tentative fluctuent en fonction des donnés médicales, de la méthode de fécondation, et de l’organisation du centre.

La PMA ne rime pas avec miracle

Le taux de réussite par tentative demeure faible : 15 à 20 %. Cependant, ce taux est proche de celui naturellement obtenu avec un couple fécond. Certains facteurs d’échecs tel que l’âge de la mère sont connus : une femme âgée de 45 ans aura moins de chance de tomber enceinte (3%) qu’une femme plus jeune (20/25%) dans le cas de la FIV. En outre, le recours à la PMA et en particuliers à la FIV peut entraîner des naissances gémellaires (1 sur 5) qui impliquent un taux de prématurité et de problèmes de santé plus élevés.

Il n’est pas chose facile de devenir parents lorsque la nature joue des tours ; heureusement, des méthodes médicales éprouvées et en perpétuelle évolution peuvent être un recours au couple en mal d’enfant. Ainsi, 48 % des couples ont eu un enfant grâce la PMA, 11 % ont eu un bébé naturellement, 11 % ont adopté un enfant et 30 % n’ont pas d’enfants.